LE KARMA DU CONSERVATEUR – Alain Forest 9 novembre 2022 L’ASIATHÈQUE

L’ASIATHÈQUE

Le Karma du conservateur

Alain Forest

Roman

parution : 9 novembre 2022

Amours et ambitions à Angkor dans les années 30…

Le roman Le Karma du conservateur a pour fil conducteur l’histoire d’un jeune couple de Français venus s’installer au Cambodge, lui pour travailler à la Conservation du patrimoine archéologique d’Angkor, elle pour mener des recherches ethnographiques dans les villages. Alors que dans les premiers temps ils donnent l’image d’un couple parfait, leur relation se dégrade rapidement à mesure que leurs préoccupations respectives les éloignent et qu’une jalousie maladive envahit Daniel, le jeune archéologue. Entre ambitions divergentes et amours contrariées, l’affaire tourne au tragique puisque Daniel est retrouvé mort dans des circonstances qui restent mystérieuses. Au long du récit, saisons des pluies et saisons sèches se succèdent, tandis que se poursuivent les campagnes de fouilles sur le site des temples d’Angkor et que Julie, de plus en plus proche des Cambodgiens, tant des notabilités que des villageois, s’affirme dans son métier et dans ses choix de vie. S’adressant à Abel Reynaud, le restaurateur de la conservation, elle s’en explique longuement dans une lettre dont les extraits alternent avec le déroulé des événements tel que Reynaud les relate. À travers ces deux points de vue se dessine pour le lecteur une possible vérité.

 

LA STATUE DE CHAOJUE Hubert Delahaye 19 octobre 2022 L’ASIATHÈQUE

L’ASIATHÈQUE

La Statue de Chaojue et autres fantaisies à la chinoise

de Hubert Delahaye

Recueil de nouvelles

parution 19 octobre 2022

Petits contes dramatiques et risibles, à la façon chinoise, par un sinologue primesautier

Piquantes variations de la part d’un sinologue qui met en scène des personnages très divers, ces huit courtes nouvelles sortent tout droit d’une plume française qui connaît la Chine en profondeur et qui, à travers des caractères bien campés, dépeint une société chinoise affrontée à un monde en mutation et à un régime autoritaire où un faux pas peut avoir des conséquences redoutables. Les historiettes présentées ici sont des tentatives délibérées d’appropriation culturelle. Elles seraient traduites d’un recueil original en chinois qui ne fut pas ; une imposture. Elles se déroulent à des époques récentes. Les personnages, sauf exception, sont de la classe moyenne. On y trouve des débrouillards, des gourmands, des gens pleins de vertu et d’autres un peu moins. De quoi raconter. Dans ce recueil qui présente l’originalité d’être un faux, la duplicité mise en oeuvre aspire, en toute innocence, à désorienter et en même temps à « désoccidentaliser », comme le propose Victor Segalen.

• Un regard tendre et réaliste sur la société chinoise d’aujourd’hui.
• Après les succès de Lettres d’Ogura et De Thé et d’amour, le nouvel opus d’un écrivain érudit et sensible.
• Une invitation à la connaissance de facettes de la Chine dans des contes aux parfums intemporels.

 

LES YEUX DE L’OCÉAN de Syaman Rapongan L’Asiathèque – 15 juin 2022

Éditions L’Asiathèque

Les Yeux de l’océan de Syaman Rapongan

Parution : 15 juin 2022

Collection « Taiwan Fiction »

Roman autobiographique traduit du chinois (Taiwan) par Damien Ligot

Préface de Gwennaël Gaffric

Photographies de Véronique Arnaud

Venue exceptionnelle de Syaman Rapongan en France :
Mardi 27 septembre
18:30 – Rencontre à l’Asiathèque (1 rue Deguerry 75011 Paris, métro Goncourt)
Jeudi 29 septembre
19:00 – Rencontre à la Géolibri (Espace Darwin, 87 Quai des Queyries, 33100 Bordeaux)

« Chaque être vivant, chaque plante, chaque vague dispose d’un esprit qu’il faut savoir entendre »

Syaman Rapongan, issu du groupe autochtone des Tao, aime à se définir comme un écrivain de l’océan. Dans cet ouvrage d’inspiration autobiographique, il revient sur sa jeunesse, quand il a quitté son île natale de Lanyu (appelée aussi « île aux Orchidées »), au sud-est de Taiwan, pour gagner le « continent » taïwanais. Il raconte comment il s’est résolu, contre la volonté de ses parents, à sauter dans un bateau pour aller étudier dans la métropole « civilisée ». Il évoque ses errements identitaires, les travaux de force qu’il a dû effectuer pour survivre et les discriminations qu’il a subies, à la fois comme Aborigène et comme prolétaire. Toutes ces épreuves, et aussi quelques voyages au long cours qui lui feront rencontrer d’autres hommes et d’autres paysages, vont lui donner pleine conscience de la valeur de la culture de ses aïeux, et le conduiront à revenir chez lui et à lutter pour la reconnaissance des droits de son peuple.

Chronique sociale du Taïwan des années 1970 et 1980, lequel considère encore les Autochtones comme des individus arriérés et sauvages, les Yeux de l’océan / Mata nu Wawa présente une autre facette du « miracle économique taïwanais ». D’une plume à la fois trempée de colère et d’espoir, due à sa double marginalité de natif d’une petite île et de Taïwanais, Syaman Rapongan montre comment l’héritage culturel des Autochtones formosans peut régénérer la culture taïwanaise contemporaine en la situant dans une nouvelle dynamique transpacifique.

Le récit évoque une multitude de personnages hauts en couleur : la famille de l’auteur, avec ses traditions et ses croyances, les instituteurs, missionnaires et administrateurs, soucieux d’inculquer la culture han et la religion « occidentale » à une population « arriérée », et tous ceux qui, sur la grande île, exploitent la naïveté des jeunes Autochtones.

Conformément à la vocation de la collection « Taiwan Fiction », cet ouvrage fait entendre une voix contemporaine singulière et puissante, et témoigne d’expériences qui, si locales soient-elles, ont une portée universelle.

En annexe à l’ouvrage, figurent une carte du Pacifique — dont on verra le rôle qu’elle a joué dans la pensée de l’auteur — ainsi que des photographies de Véronique Arnaud, docteure d’Etat, chercheuse honoraire du CNRS au Centre Asie du Sud-Est (CASE), qui a effectué son premier terrain à Lanyu en 1971, pour y revenir régulièrement depuis et y consacrer de nombreuses publications.

LE SERPENT BLANC de Yan Geling L’Asiathèque – 27 avril 2022

L’Asiathèque

Le Serpent blanc de Yan Geling

Parution :27 avril 2022

Novella traduite du chinois, annotée et présentée par Brigitte Duzan

Collection « Novella de Chine »

La légende du Serpent blanc transposée sous la Révolution culturelle, variations sur le thème du trouble dans le genre Le Serpent blanc, de l’auteure chinoise contemporaine Yan Geling, nouveau titre de la collection « Novella de Chine » après Sur le balcon, de Ren Xiaowen, n’est ni un roman de type traditionnel ni une nouvelle courte, mais ce que l’on désigne du terme de novella, œuvre caractérisée par un style et un développement narratif attrayants pour le lecteur. Ce genre a pris une telle importance en Chine et a donné lieu à des œuvres si originales et si remarquables que l’Asiathèque lui consacre une collection : « Novella de Chine », dirigée par Brigitte Duzan.


Le récit

Yan Geling s’inspire ici de la légende du Serpent blanc. Selon cette légende, dans un lointain passé, deux esprits-serpents sont arrivés sur Terre pour vivre parmi les humains. Près du lac de l’Ouest, le Serpent blanc et son serviteur, le Serpent vert, ont pris la forme d’une femme et de sa suivante. Un jeune homme passé par là, tombe? fou amoureux de la femme, l’a épousée. Mais le moine du village voisin, ayant découvert le secret des deux femmes et l’ayant dévoilé au jeune mari, celui-ci, se sentant trahi, a tenté de tuer sa femme qui a repris sa forme de serpent pour s’enfuir. Dans la transposition que Yan Geling fait de la légende, la danseuse Sun Likun a remporté très jeune un succès foudroyant avec son interprétation de l’héroïne du ballet « La légende du Serpent blanc ». Â la fin des années 1960, arrêtée et séquestrée par le gouvernement pendant la Révolution culturelle, elle se remémore les belles années durant lesquelles elle a séduit un public immense. Un jour, un mystérieux jeune homme lui rend visite ; il se présente comme un inspecteur venu l’interroger, mais ses manières la troublent, tandis que ses gardiennes se demandent si cet homme est réellement celui qu’il prétend être. Construit en trois parties de styles différents, le récit, qui fait alterner le rapport officiel, l’histoire rapportée par la rumeur publique et l’histoire intime, donne lieu à de subtiles variations sur le sentiment amoureux.


Extrait

Dansant sur une corde à linge suspendue en travers de la pièce, la serviette était d’une telle saleté qu’elle en était raide. Sun Likun se moucha bruyamment pour se déboucher le nez, puis se frotta soigneusement le visage avec un bout de la serviette aussi dur qu’une surface de métal. Quand elle releva la tête, elle se figea.

Le jeune homme était là, debout devant elle, les mains derrière le dos. Derrière lui étaient entassés des amas de décors de théâtre défraîchis. Il la regardait ainsi, les mains dans le dos, relever la tête de cette serviette immonde avec un léger mélange d’aversion et de pitié. Et elle, à cet instant-là, eut le sentiment que jamais, en ses trente-quatre années d’existence, son visage n’avait été aussi nu. Elle réalisa alors qu’il se tenait devant le décor du Pont brisé de la « Légende du Serpent blanc ».


L’auteur

Née en 1958 à Shanghai, l’écrivaine et scénariste chinoise Yan Geling a grandi dans une famille d’intellectuels, écrivains pour la plupart. Son œuvre littéraire, par sa richesse et son originalité, mérite d’être connue en France. Parmi ses ouvrages, plusieurs ont été adaptés au cinéma dont le Criminel Lu Yanshi (2011), réalisé par Zhang Yimou et interprété par Gong

Li sous le titre Coming Home (2014). Les personnages féminins de ses récits se caractérisent souvent par leur résistance aux différentes formes de pouvoir.


La traductrice et directrice de la collection « Novella de Chine »

Brigitte Duzan est chercheuse indépendante en littérature et cinéma chinois et traductrice du chinois. Fondatrice et animatrice de deux sites web de référence : chinesemovies.com.fr sur le cinéma chinois et chinese-shortstories.com sur la littérature chinoise. Elle est animatrice du Cycle littérature et cinéma chinois de l’université de Paris (ex-Paris-Diderot), elle a fondé et anime également le Club de lecture de littérature chinoise (CLLC, ex-Club de littérature du Centre culturel de Chine à Paris).

LIVR’À VANNES 10, 11 et 12 juin 2022

LIVR’À VANNES

10, 11 et 12 juin 2022

Salon littéraire – 15e édition – livreavannes.fr

Entrée libre et gratuite sur la rive droite du port de Vannes et à l’auditorium de la Chapelle des Carmes

 

La quinzième édition du salon Livr’à Vannes, du vendredi 10 au dimanche 12 juin 2022, réunira plus de 200 auteurs en plein cœur de Vannes. Aujourd’hui très prisé, ce rendez-vous entièrement gratuit et en entrée libre, présente une grande diversité d’auteurs et de genres littéraires : littérature générale, jeunesse, young adult, bande dessinée, littérature bretonne.

Après Michel Bussi en 2021, cette quinzième édition sera présidée par Véronique Olmi.
La programmation est axée sur trois grands thèmes chers au cœur de la Bretagne : La mer, la terre et le vent.

PLUS DE 200 AUTEURS

Devenu le rendez-vous incontournable des amoureux du livre, Livr’À Vannes réussit le pari de réunir des auteurs très diversifiés.

Des grands noms de la littérature : Sorj Chalandon, Jean-Marie Rouart, Eliette Abecassis, Clara Dupont-Monod, Irène Frain, Yann Quéffelec… aux auteurs à succès : Virginie Grimaldi, Aurélie Valognes, Laurent Gounelle, Agnès Ledig sans oublier la star de cinéma : Mélanie Laurent, les journalistes-écrivains : Vanessa Schneider, Guillaume Meurice, Xavier de Moulins, Adeline Fleury, Nicolas Carreau, François-Guillaume Lorrain... et la venue exceptionnelle de l’auteur américain Douglas Kennedy !

De fiction à la heroic-fantaisy, du cosy crime à la young adult, du roman feel-good à l’autobiographie ou encore de la bande-dessinée au roman historique, il y en aura pour tous les goûts !

PLACE AUX JEUNES LECTEURS !

Vannes, terre de lectures ! Quatre médiathèques sont à disposition des vannetais. De nombreuses actions culturelles et notamment à destination des plus jeunes sont menées toute l’année par les bibliothécaires. Ces actions pédagogiques sont fortes au moment de Livr’ À Vannes puisque la journée d’ouverture du salon, vendredi 10 juin est entièrement dédiée aux jeunes lecteurs ! Chaque classe participante au projet a rendez-vous avec un auteur pour un atelier thématique d’une heure. Au total, 12 auteurs en langue française et un auteur en langue bretonne partageront leurs univers avec les enfants. Et pour la première fois cette année, les lycéens, sont appelés à voter pour leur roman coup de cœur parmi les 5 ouvrages de la sélection du du Prix « Jeunes Adultes ».

50 CONFÉRENCES ET RENCONTRES, 1 EXPOSITION et LA GRANDE DICTÉE POUR LES NULS DES ÉDITIONS FIRST

En plus des nombreuses séances de dédicaces, 50 conférences et rencontres seront proposées. Citons la Rencontre « Rapporteur de guerre » avec Patrick Chauvel, le dernier des grands photoreporters de guerre, à peine revenu d’Ukraine, avec le journaliste et écrivain Patrick Mahé le samedi 11 juin à 10h45.

Une exposition :Le photographe René Tanguy a réalisé un voyage photographique à partir d’une correspondance entre Jack Kerouac et le poète breton Youenn Gwernig. Une amitié forte, qui marque les trois dernières années du romancier américain d’origine bretonne qui aurait eu 100 ans en 2022.

Le dimanche 12 juin, tous les amoureux de la langue française sont invités à participer à « la grande dictée pour les nuls » en partenariat avec les Editions First. Le rendez-vous incontournable du salon sera cette anne?e orchestré par Julien Soulié, ex-professeur de Lettres classiques et expert au Projet Voltaire qui vient de publier un ouvrage de vulgarisation Les Pourquoi du français (Paru en mars 2022 chez First)

3 PRIX LITTÉRAIRES

Le Prix littéraire de la ville de Vannes

Ce Prix récompense un roman français publié entre septembre 2021 et mars 2022.

Les six romans sélectionnés :

  • Artifices de Claire Berest (Stock)
  • Enfant de salaud de Sorj Chalandon (Grasset)
  • S’adapter de Clara Dupont-Monod (Stock)
  • Au printemps des monstres de Philippe Jaenada (Mialet Barrault)
  • Scarlett de François-Guillaume Lorrain (Flammarion)
  • Merci, Grazie, Thank you de Julien Sandrel (Calmann Lévy)

 

Le Prix « Jeunes adultes »

Initié par la ville de Vannes en 2018, ce Prix récompense un auteur français dont ses
lecteurs sont âgés de 12 à 20 ans. Grande nouveauté cette année, les lycéens vannetais et
les médiathèques de la ville sont appelés à voter pour leur roman coup de cœur parmi les
cinq en lice. Le lauréat se verra remettre un chèque de 1 000 €.

Les cinq romans sélectionnés :

  • Annie au milieu de Emilie Chazerand (éditions Sarbacane / Exprim’ • 2021)
  • Trilogie Alma vol. 1 Le vent se lève de Timothée de Fombelle (Gallimard • 2020)
  • Et le ciel se voila de fureur de Taï-Marc Le Thanh (Ecole des loisirs / Medium+ • 2022)
  • Parler comme tu respires de Isabelle Pandazopoulos (Rageot • 2021)
  • D’or et d’Oreillers de Flore Vesco (Ecole des loisirs / Medium+ • 2021)

 

Le Prix du roman en langue bretonne

En partenariat avec l’Institut Culturel de Bretagne et Emglev Bro Gwened

Ces trois prix littéraires seront remis le samedi 11 juin à 11h45 sur le salon

 

Manifestation littéraire majeure en Bretagne où près de 25 000 visiteurs se  pressent chaque année, Livr’ à Vannes 2022 promet un moment riche de découvertes et de partage pour tous les amoureux du livre !

CHARLES STÉPANOFF Lauréat du Prix littéraire François Sommer 2022

CHARLES STÉPANOFF

Lauréat du Prix littéraire François Sommer 2022

pour son essai

L’ANIMAL ET LA MORT CHASSES, MODERNITÉ ET CRISE DU SAUVAGE

E?DITIONS LA DÉCOUVERTE, 2021


La remise du Prix s’est déroulée ce vendredi 28 janvier 2022 à 18h30 au sein de la Fondation François Sommer, à l’Hôtel de Guénégaud, 60 rue des Archives à Paris.

Les membres du jury, présidé par Xavier Patier, ont été conquis par cette enquête consacrée à la chasse. L’animal et la mort, de Charles Stépanoff offre une réflexion sur l’évolution de la conception du sauvage et de l’animal dans le contexte des bouleversements écologiques et éthiques des dernières décennies.

À partir d’une enquête immersive menée deux années durant, non loin de Paris, aux confins du Perche, de la Beauce et des Yvelines, Charles Stépanoff documente l’érosion accélérée de la biodiversité rurale, l’éthique de ceux qui tuent pour se nourrir, les îlots de résistance aux politiques de modernisation, ainsi que les combats récents opposant militants animalistes et adeptes de la chasse à courre.

Au fil d’une riche traversée, cet ouvrage éclaire d’un jour nouveau les fondements anthropologiques et écologiques de la violence exercée sur le vivant. Et, en questionnant la hiérarchie morale singulière qu’elle engendre aujourd’hui, il donne à notre regard sensible une autre profondeur de champ.

Doté de 15 000 euros, le Prix littéraire François Sommer récompense un ouvrage (roman ou essai) qui explore d’une façon originale et sensible la question des relations de l’homme à la nature et ouvre des voies nouvelles pour penser les enjeux écologiques contemporains.

PRIX LITTÉRAIRE FRANÇOIS SOMMER 2022 – LES FINALISTES

PRIX LITTÉRAIRE FRANÇOIS SOMMER 2022

LES FINALISTES

Le Jury du Prix littéraire François Sommer 2022 a dévoilé sa sélection finale. Au total : quatre romans, trois récits et trois essais explorant les rapports de l’homme et de la nature.

Doté de 15 000 €, le Prix littéraire François Sommer a été créé en 1980 par Jacqueline Sommer en mémoire de son mari, fervent défenseur des espèces et des espaces sauvages.
Le prix sera remis le vendredi 28 janvier 2022, veille du lancement de la quatrième édition du Salon « Lire la nature » qui se tiendra les 29 et 30 janvier dans les hôtels de Guénégaud et de Mongelas, siège de la Fondation et du musée de la Chasse et de la Nature.


LE JURY 2022
Président d’honneur : Laurent Charbonnier, réalisateur – Président : Xavier Patier, écrivain – Christine Germain-Donnat, directrice du musée de la Chasse et de la Nature – Jean-Luc Chapin, photographe – Nicolas Chaudun, écrivain – Dorian Jude, libraire « La Boutique du Lieu », musée de la Chasse et de la Nature – Serge Joncour, écrivain, lauréat du Prix 2021 – Catherine Pégard, Présidente de l’Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles – Philippe Salvadori, historien, maître de conférences à l’Université de Bourgogne – Anne Simon, spécialiste de littérature (XXe-XXIe siècles) CNRS-EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales) – Master Gouvernance de la transition écologie et sociétés (AgroParisTech/Paris Saclay) représenté par deux étudiants : Marie Picazzo et Nicolas Pinon pour cette édition.


 

LIRE LA NATURE 4e édition 26 et 27 mars 2022

SALON DU LIVRE LIRE LA NATURE

Samedi et dimanche 27 mars 2022
au musée de la Chasse et de la Nature – 62 rue des archives – 75003 Paris

QUAND LA FORÊT S’INVITE AU SALON !

PLUS DE 30 AUTEURS ET 18 DÉBATS / TABLES RONDES


Tout au long du week-end du 26 et 27 mars, de 10h à 19h, le public parisien pourra rencontrer et échanger avec une trentaine d’auteurs, romanciers, essayistes, arpenteurs de la nature parmi lesquels Gisèle Bienne, Gilles Clément, Frédéric Denhez, Jean-Louis Etienne, Eric Fottorino, Xavier Galmiche (Prix Décembre 2021), Etienne Ghys, Benoît Grison (Prix 30 Millions d’amis Essai 2021), David Happe, Stéphanie Hochet, Alexis Jenni, Bernard Minier, Jean-Luc Muscat, Thomas B. Reverdy, Corinne Royer, Marc-André Selosse, Jacques Tassin, Charles Wright.

La thématique générale du salon, à l’image du musée qui l’abrite, interroge la place de l’homme dans la nature et ses relations au vivant en temps de crise écologique. Cette édition mettra la forêt à l’honneur. Des écrivains, conteurs, écologues, forestiers, chercheurs, photographes, travaillant sur ce milieu à la fois complexe et fragile, viendront partager leurs étonnements, leurs de?couvertes et leur sa-voir avec le public.

 

VISITES, ATELIERS, ANIMATIONS, DÉDICACES : 25 RENDEZ-VOUS DÉDIÉS AUX ENFANTS !


De la visite-découverte Dans la peau d’un herboriste à la lecture du conte Auprès de mon arbre en passant par une dizaine d’ateliers, les enfants pourront s’en donner à cœur joie pendant que leurs parents participeront aux débats et rencontres.

Marc Daniau, Marie Gastaut, Nancy Guilbert, Alicia Quillardet, Olivier Tallec… autant de figures de l’édition jeunesse qui feront découvrir leur travail et dédicaceront leurs livres.

 

UNE BALADE IMMERSIVE DANS LES FORÊTS D’AUVERGNE


Durant ces 2 journées, pieds nus sur un tapis de mousse fraichement cueillie, les visiteurs pourront s’immerger dans la forêt millénaire de la chaîne des Puys, composée de hêtres et de sapins pectinés. Au moyen de séquences en vidéo 4K, du sol à la cime des arbre, cette balade immobile conçue par Sylvomimétisme dure une quinzaine de minutes et comptera une vingtaine de sessions, entrecoupées de quizz et jeux sur la forêt.

PROJECTION DE DEUX LONGS MÉTRAGES


-Samedi 26 mars À 11h : Le Chêne, long métrage de Laurent Charbonnier et Michel Seydoux. Un film familial, remarquablement écrit et réalisé qui révèle la vie autour, dans et sous un chêne, des insectes aux grands mammifères, en passant par les oiseaux et les végétaux. Projection suivie d’une rencontre avec les réalisateurs et Jacques Tassin, auteur de l’album lié au film.

Dimanche 27 mars à 11h : Jane de Brett Morgen. Le fabuleux documentaire qui retrace l’aventure de Jane Goodall au milieu des chimpanzés. Réunissant des images d’archives perdues pendant des décennies, il relate l’histoire de la célèbre primatologue dont les travaux sur les chimpanzés ont bouleversé à jamais notre manière de considérer les animaux. Projection suivie d’un débat avec Mary Leroy, éditrice du livre de Jane Goodall, Le livre de l’espoir (Flammarion) et Galitt Kenan, directrice de la Fondation Jane Goodall France.

 

Un Pass 2 jours (12 €) permettra de visiter le musée, d’accéder à l’ensemble de la programmation 2
jours durant, de 10h à 19h (tarif réduit, gratuité, réservations sur chassenature.org).

L’ASIATHÈQUE : une maison d’édition en plein essor ! ACTUALITÉS 2021

L’Asiathèque : une maison d’édition en plein essor !

Des manuels de langue aux littératures contemporaines du monde

Une librairie dans le 11e qui accueille la 1re édition des Journées du livre de voyage
les 26 et 27 juin 2021

L’Asiathèque est une maison d’édition indépendante, fondée dans les années 1970, spécialiste des cultures et des langues du monde. Philippe Thiollier est l’un des éditeurs français qui se veut à l’écoute des voix singulières, venant des quatre coins de la planète, souvent dans les marges, qui disent leur vision de l’avenir du monde.

De nouvelles collections permettent d’appréhender toute la richesse narrative de jeunes auteurs, traduits grâce à L’Asiathèque pour la première fois en France.
Renommée pour ces manuels de langue, devenus au fil des ans outils de référence, la maison d’édition prend un nouveau visage. Elle se tourne vers un public curieux également de civilisations, avide de mieux connaître les modes de pensée dans le monde entier.

Ce positionnement original et ambitieux fait la force de L’Asiathèque qui depuis 2005 ne cesse de développer son pôle « littérature ». A travers un travail de traduction particulièrement soigné et grâce à son réseau d’experts (Brigitte Duzan, Gwennaël Gaffric, Stéphane Corcuff…), L’Asiathèque rend accessible des textes d’auteurs contemporains remarquables.

L’Asiathèque, une librairie de référence au cœur de Paris.

Proposant l’intégralité de son catalogue ainsi que de nombreux ouvrages d’éditeurs partenaires*, la librairie L’Asiathèque, située au 1 rue Deguerry dans le 11e arrondissement de Paris,

accueille la 1re édition des Journées du livre de voyage

les samedi 26 et dimanche 27 juin 2021.

* L’Asiathèque a rejoint l’Union des éditeurs de voyage indépendants, UEVI, en 2018.


2021 : enrichissement du catalogue et nouvelles collections aux couleurs de la Chine

« Novella de Chine » et « Empreintes chinoises »

Entourée de sinologues de renom et souhaitant faire connaître les multiples aspects de la civilisation chinoise, L’Asiathèque est reconnue aujourd’hui comme un des éditeurs de la littérature contemporaine de Chine en France. En 2019, la publication de Funérailles molles de Fang Fang a contribué à cette reconnaissance. Une puissante œuvre littéraire qui traite de la mémoire et de l’oubli, autour des drames qui ont marqué la réforme agraire chinoise. Un roman unique récompensé par l’attribution du prix Emile Guimet de littérature asiatique en 2020.

Sur le balcon de Ren Xiaowen inaugure la collection « Novella de Chine » dirigée par Brigitte Duzan. Une découverte de l’art de la novella chinoise, qui met à l’honneur un genre spécifique et très vivant de la littérature chinoise contemporaine, entre roman et nouvelle courte, alliant la richesse narrative de l’un aux qualités stylistiques de l’autre.

Nuit de lune et de fleurs sur le fleuve printanier de François Cheng de l’Académie Française et Retrouver son Cœur – La méditation dans la peinture et la poésie chinoise du XVe au XVIIe siècle de Cédric Laurent sont les premiers titres de la collection « Empreintes chinoises » dirigée par Catherine Despeux. Une invitation à un voyage intérieur grâce au détour par l’autre. Ils font entrer dans l’intimité des êtres et font découvrir la culture chinoise avec ses sensibilités, son imaginaire, ses représentations, sa beauté. À l’automne, la collection s’agrandira avec Le Féminin et le Religieux.

« 80 mots du monde »

Après 80 mots de l’Inde de Mira Kamdar, L’Asiathèque a publié 80 mots d’Afghanistan d’Etienne Gille en mars 2021, avec une préface d’Atiq Rahimi. Une collection dont l’ambition est de faire la découverte d’un pays par les mots qui comptent dans les langues des femmes et des hommes qui y vivent.

« Liminaires »

Une collection de textes littéraires témoignant d’un ailleurs géographique et culturel. L’expérience de la diversité donne ici aux voix de l’intime les moyens de se livrer dans une narration sensible, récit de l’autre et révélateur de soi. De thé et d’amour de Hubert Delahaye, paru en mai 2021, est le quatrième titre de la collection « Liminaires ».

« Taiwan Fiction »

Le recueil de nouvelles Formosana – Histoires de démocratie à Taiwan est le dernier né de la collection à succès lancée en 2015. Une collection composée d’œuvres littéraires d’auteurs taïwanais contemporains qui abordent avec une écriture originale les questions cruciales de notre temps. Parmi ces œuvres, citons Perles de Chi Ta-wei, cet ouvrage publié en 2020 et « nominé » pour le prix de l’Imaginaire 2021 dans la catégorie « Nouvelle étrangère ». Chi Ta-wei est l’un des auteurs phares de la scène SF du monde chinois et une figure importante des mouvements de défense de la cause homosexuelle sur l’île de Taiwan. Membrane (publié en français par L’Asiathèque en 2015 et par Le Livre de Poche en 2017) est considéré comme le premier roman « SF queer » de langue chinoise.

SUR LE BALCON de Ren Xiaowen (L’Asiathèque) 12 mai 2021

SUR LE BALCON de Ren Xiaowen

12 mai 2021 – l’Asiathèque

Novella traduite du chinois et présentée par Brigitte Duzan Collection « Novella de Chine »

« Fenêtre sur cour » dans la Chine contemporaine — Découverte d’un genre littéraire original et d’une auteure chinoise de talent


Une nouvelle collection littéraire à l’Asiathèque : « Novella de Chine »

Sur le balcon, de l’écrivaine chinoise contemporaine Ren Xiaowen, n’est ni un roman traditionnel ni une nouvelle, c’est une œuvre qui appartient à un genre intermédiaire auquel on donne maintenant le nom de novella. Deux qualités le caractérisent : un développement narratif attrayant pour le lecteur, et un style. Ce genre a pris une telle importance en Chine et a donné lieu à des œuvres si originales et si remarquables que l’Asiathèque a décidé de lui consacrer une collection, dirigée par Brigitte Duzan : « Novella de Chine ».

Le récit 

La première partie de l’histoire se passe dans un vieux quartier où la maison du jeune Zhang Yingxiong est, comme les autres, promise à démolition ; son père refuse toutes les propositions de dédommagement, il se met à boire et meurt d’une crise cardiaque. Après son décès, sa veuve signe l’offre de compensation et la maison est rasée. Zhang Yingxiong est alors saisi d’un désir obsessionnel de vengeance. Embauché comme ser- veur dans un restaurant dont une fenêtre donne sur l’appartement de l’homme chargé des expulsions dans le quartier, qu’il juge responsable du décès de son père, il observe avec des jumelles la vie du fonctionnaire et de sa fille sur le balcon d’en face… Le récit se poursuit en déroulant une histoire très subtile, avec une tension dont le suspense n’est levé qu’à la toute fin, dans une conclusion ouverte, volontairement non dramatique, qui laisse soudain place à l’émotion.

Sur le balcon a été adapté au cinéma par le réalisateur Zhang Meng, avec l’actrice Zhou Dongyu dans le rôle principal. Le film est sorti en Chine en mars 2019.

 

 

DE THÉ ET D’AMOUR de Hubert Delahaye (L’Asiathèque) – 5 mai 2021

De thé et d’amour de Hubert Delahaye

5 mai 2021  – L’Asiathèque

 

Autour de la cérémonie du thé au Japon, un art de vivre et une rencontre amoureuse


La collection « Liminaires »

Une collection de textes littéraires témoignant d’un ailleurs géographique et culturel. L’expérience de la diversité donne ici aux voix de l’intime les moyens de se livrer dans une narration sensible, récit de l’autre et révélateur de soi. De thé et d’amour est, après Lettres d’Ogura, le second ouvrage d’Hubert Delahaye paru dans la collection.

Le récit

Le récit est rédigé à la première personne. Kyoto, années soixante-dix : un jeune Français s’initie à la cérémonie du thé chez madame Yamamoto. La cérémonie commence. On attend l’arrivée d’une des participantes, Shimizu-san. Elle dit au jeune homme son prénom : Ichie (ichie, « une rencontre ») et elle y ajoute un autre mot : ichigo (« un hasard »). Ichigo ichie, le hasard d’une rencontre autour du thé. Le jeune homme fait ensuite la connaissance de Miya, la sœur d’Ichie. Après quelques semaines où Ichie ne s’est pas montrée à la cérémonie du thé, les pas du jeune homme le conduisent vers l’appartement de Miya, et il pressent un mystère autour de la jeune femme. Quand il revoit Ichie, celle-ci lui révèle à mots couverts que Miya est « dérangée ». Plus tard, Ichie ira chez le jeune homme, lui révélera le secret tragique de la famille, et l’accord amoureux des deux jeunes gens sera consacré par une cérémonie du thé un peu spéciale. Tout est dans le style, dans l’atmosphère, dans le sentiment d’étrangeté et de fascination qu’éprouve le jeune homme et qui se communique au lecteur, et dans la conduite du récit, savamment agencé. On pense au film sorti en 2020, de Tatsushi Ômori, Dans un jardin qu’on dirait éternel, avec l’impressionnante maîtresse de cérémonie incarnée par Kirin Kiki, récemment disparue, et aussi à Nuée d’oiseaux blancs, de Kawabata Yasunari.

L’auteur

Hubert Delahaye a fait toute sa carrière au Collège de France et a vécu longtemps au Japon. Il a publié à l’Asiathèque, dans la collection Liminaires, Lettres d’Ogura, et — aussi à l’Asiathèque — un recueil de nouvelles, Histoires de mers.

« L’ÉPOUSE D’AMMAN » de Zaghmout Fadi (L’Asiathèque) – 10 mars 2021

L’Épouse d’Amman

Fadi Zaghmout

L’Asiathèque

10 mars 2021


Amman (Jordanie)

Le roman captivant de quatre jeunes femmes et d’un jeune homme aux prises avec les traditions patriarcales

En Jordanie L’Épouse d’Amman (titre original Arous Amman) fut un bestseller controversé, lors de sa publication en 2012, sans toutefois avoir été censuré. Il s’agit d’un des premiers livres à parler ouvertement des questions LGBT dans le monde arabe et d’un roman qui permet au lecteur francophone d’opérer un déplacement culturel significatif dans l’analyse des questions de genre. Dans L’Épouse d’Amman, l’auteur nous plonge dans la vie de Hayat, Rana, Salma, Leila et Ali, quatre jeunes femmes et un jeune homme, dans une Jordanie où règnent les règles de la tradition, règles qui finissent petit à petit par définir l’existence et les choix des uns et des autres. Humour et tristesse se mélangent en un cocktail explosif qui entraîne le lecteur dans une réflexion sur notre société (résumé au verso).

Fadi Zaghmout, titulaire d’un diplôme d’écriture créative et de pensée critique de l’Université de Sussex, est un intellectuel jordanien habitant Dubaï et spécialisé dans les questions de genre dans le monde arabe. Il tient depuis 2006 un blog traitant de différents sujets de société au Moyen Orient : « The Arab Observer », avec des analyses en anglais et en arabe. Il est particulièrement attentif à la condition des femmes et des minorités sexuelles.

Fadi Zaghmout participe aussi à des conférences dans le monde arabe, la dernière et la plus importante ayant été la « Nuqat 2019 Regional Conference : the State of the Elastic Mind », au cours de laquelle il a traité de la question du genre et présenté son prochain projet littéraire : un ouvrage de science-fiction mettant en scène un monde où le genre est fondé sur la taille physique.

« FORMOSANA » (L’Asiathèque) – 3 février 2021

FORMOSANA

Histoires de démocratie à Taiwan

Recueil de nouvelles – collection « Taiwan Fiction » sous la direction de Gwennaël Gaffric

L’Asiathèque

3 février 2021

Un surprenant voyage littéraire dans la jeune démocratie taïwanaise

À l’heure d’une crise mondialisée où la voix singulière de Taiwan commence à se faire entendre, le recueil de nouvelles Formosana permet aux lecteurs francophones de comprendre les trajectoires historiques et sociales de cette île dont la situation détonne dans le concert des États-nations. La littérature apparaît ainsi comme un média privilégié pour découvrir ce que l’expérience taïwanaise peut offrir au monde. Quand la prise de parole est souvent réduite à son strict minimum (une phrase, un tweet, un post), la parole littéraire, en donnant à voir la complexité d’une société et d’une culture, est plus que jamais essentielle.

Dans cette anthologie sont proposés neuf textes d’auteurs différents et représentatifs de la scène littéraire taïwanaise actuelle. Ils abordent chacun par le biais de récits originaux d’inspiration et de style très différents une multitude de facettes de l’histoire de leur pays : son histoire politique (la colonisation japonaise, les événements du 28 février 1947, la terreur blanche, la levée de la loi martiale, le processus de démocratisation du pays…) et son histoire sociale (mou- vements aborigènes, ouvriers, féministes, LGBT, étudiants, écologistes…).

Chen Yu-hsuan, née en 1982, est un talent reconnu sur la scène littéraire de Taiwan ; elle a obtenu de nombreux prix pour ses nouvelles. Chou Fen-ling, née en 1955, est romancière et essayiste. Enseignante en lettres à l’université Tunghai de Taichung, elle est l’auteure de près de trente ouvrages. Huang Chong-kai, né en 1981, a obtenu plusieurs prix littéraires, parmi lesquels le prix du Nouveau jeune écrivain du journal United Daily. Lai Hsiang-yin, née en 1979, a effectué la majeure partie de ses études au Japon, avant de revenir à Taiwan. Son œuvre est traversée par les thèmes de la mémoire et de l’absence. Lay Chih-ying, né en 1981, est l’un des auteurs les plus en vue de la jeune littérature taïwanaise ; il a beaucoup écrit sur des thèmes LGBT. Walis Nokan, né en 1961, est un écrivain aborigène d’une créativité débordante ; il a reçu de nombreuses distinctions littéraires. Wu Ming-yi, né en 1971, est professeur de lettres. Il compte parmi les plumes marquantes de la scène littéraire mondiale et s’est fait aussi connaître par ses engagements écologistes. Wuhe, né en 1951, est un nouvelliste et romancier atypique ; il explore les zones d’ombre de l’histoire de Taiwan au XXe siècle. Yang Chao, né en 1963, romancier, nouvelliste, essayiste, traducteur, chroniqueur, est une figure majeure de la vie culturelle à Taiwan.

 

« PERLES » de Chi Ta-wei (L’Asiathèque) – 26 août 2020

PERLES

Chi Ta-wei

L’Asiathèque – 26 août 2020


Les perles d’un des auteurs phares de la scène SF du monde chinois

Une foule d’êtres insolites, sirènes, faunes, androïdes, mangeurs d’insectes, enquêteurs intergalactiques, rôdent dans les pages de ce recueil de nouvelles. Avec son écriture expérimentale mais toujours sensible, Chi Ta-wei invente des mondes à venir qui, tout en ressemblant étrangement au nôtre, révèlent les poisons qui le rongent et s’efforcent d’en trouver les antidotes. Après Membrane, roman de science-fiction puissant et poétique sur les mutations du corps et de la mémoire, il interroge ici les dérives de nos sociétés techniciennes et la normativité de nos identités.

Chi Ta-wei (né en 1972) est l’une des voix singulières de la littérature mondiale de l’imaginaire. Il est l’auteur de plusieurs romans et nouvelles fantastiques et de science-fiction. C’est une figure importante des mouvements de défense de la cause homosexuelle sur l’île de Taiwan. Membrane (publié en français par L’Asiathèque en 2015 et par Le livre de poche en 2017) est considéré comme le premier roman « SF queer » de langue chinoise.

« LES MENSONGES DE SEWOL » de Kim Takhwan (L’Asiathèque) – 10 juin 2020

Les Mensonges du Sewol

Kim Takhwan

L’Asiathèque, 10 juin 2020


Un roman vrai poignant à la résonance très actuelle, avec en toile de fond le quotidien des plongeurs chargés d’explorer l’épave du Sewol.

Extrait. “Monsieur le Juge, Je veux être clair. […] Aucun d’entre nous ne s’attendait à être viré de cette façon. Pouvez-vous imaginer qu’on stoppe les opérations quand onze corps sont encore coincés à l’intérieur de la coque ? Tous les plongeurs, y compris Lyu, l’accusé, étaient prêts à travailler 24 heures sur 24 pour récupérer les disparus. Avril, mai, juin étaient déjà passés et en juillet notre impatience grandissait. Elle est toujours là, pendant que je vous écris. À la maison, dans un square, au supermarché, je m’arrête souvent. Je n’ai pas besoin de fermer les yeux pour visualiser le plan détaillé du bateau. […] Comme j’y ai laissé onze personnes, je fais toujours le même rêve. […] Ça me fait tout drôle. Les rares fois où j’écris, c’est sur mon carnet de plongée […]. Je n’aurais jamais imaginé rédiger une telle lettre.
Avec Les Mensonges du Sewol, Kim Takhwan a choisi de se focaliser sur les plongeurs professionnels auxquels a incombé la rude tâche de remonter à la surface les corps des disparus. Le fil conducteur du récit est la lettre que l’un d’entre eux, Na Kyong-su, écrit au juge chargé de l’affaire pour défendre un collègue accusé d’homicide par négligence à la suite du décès d’un plongeur. En contrepoint à ce plaidoyer qui reprend le déroulé des événements ayant suivi la catastrophe, « Les voix du 16 avril » mettent en scène diverses personnes atteintes par le drame ou impliquées dans l’affaire : d’autres plongeurs, la fiancée de Na Kyong-su, des parents de rescapés et de victimes, des jeunes gens ayant survécu, un avocat-conseil, un fonctionnaire obtus, et aussi diverses personnes livrant avec brutalité leur opinion négative sur les doléances des familles et celle des plongeurs, soupçonnés de chercher à se faire de l’argent sur le dos du contribuable.

Si l’auteur, par souci de conférer à son roman une portée universelle, fait le choix de ne nommer le Sewol que dans sa postface, ce drame, qui a profondément secoué la société coréenne et contribué à la chute de la présidente de l’époque, Park Geun-hye, a donné lieu à une série de films qui ont été vus par un public nombreux. Quatre sont des documentaires enquêtes, le cinquième est un long-métrage « commercial » sans critique politique : Diving Bell / The Truth Shall not Sink with Sewol (2014), de Lee Sang-ho, Intention, de Kim Ji-yeong, In the Absence (2019), de Yi Seung-jun, President’s 7 Hours (2019), de Lee Sang-ho, Birthday (2019), de Lee Jong-un.

Nastassja Martin, lauréate du Prix littéraire François Sommer 2020 pour « Croire aux fauves »

Le Prix littéraire François Sommer 2020

est attribué à Croire aux fauves

de l’anthropologue Nastassja Martin

(Éditions Verticales, 2019)

François Sureau, Président d’honneur du jury, et l’ensemble des membres du jury* ont été conquis par cet ouvrage de grande qualité. Croire aux fauves, de l’anthropologue Nastassja Martin, offre une réflexion profonde sur l’altérité et la métamorphose à partir de sa rencontre violente avec un ours et du récit de sa renaissance.

Doté de 15 000 euros, le Prix littéraire François Sommer récompense un ouvrage (roman ou essai) qui explore d’une façon originale et sensible la question des relations de l’homme à la nature et ouvre des voies nouvelles pour penser les enjeux écologiques contemporains.

La remise du Prix s’est déroulée ce vendredi 24 janvier 2020 à 18h30 au sein de la Fondation François Sommer, à l’Hôtel de Guénégaud, 60 rue des Archives – Paris 3 e

«Ce jour-là, le 25 août 2015, l’événement n’est pas : un ours attaque une anthropologue française quelque part dans les montagnes du Kamtchatka. L’événement est : un ours et une femme se rencontrent et les frontières entre les mondes implosent. Non seulement les limites physiques entre un humain et une bête qui, en se confrontant, ouvrent des failles sur leurs corps et dans leurs têtes. C’est aussi le temps du mythe qui rejoint la réalité ; le jadis qui rejoint l’actuel ; le rêve qui rejoint l’incarné.»

Née en 1986, Nastassja Martin est anthropologue, diplômée de l’EHESS, spécialiste des populations arctiques. Sa thèse sur les chasseurs-cueilleurs Gwich’in a donné lieu à un essai, Les Âmes sauvages – Face à l’Occident, la résistance d’un peuple d’Alaska (La Découverte, 2016).

* Président d’honneur : François Sureau, avocat, écrivain – Président : Xavier Patier, écrivain – Claude d’Anthenaise, Conservateur général du patrimoine – Jean-Luc Chapin, photographe – Nicolas Chaudun, écrivain – Alain Finkelkraut, lauréat 2019 pour son ouvrage Des animaux et des hommes (Editions Stock, 2018) – Colette Kerber, libraire – Catherine Pégard, présidente de l’Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles – Philippe Salvadori, historien, maître de conférences de l’Université de Bourgogne – Anne Simon, spécialiste de littérature (XXe-XXIe siècles) CNRS-EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales) – Le Master Gouvernance de la transition écologie et sociétés (AgroParisTech/Paris Saclay) représenté par deux étudiants : Anne-Gaëlle Beurier et Léo Lebègue

« Le dictionnaire de ma vie » de Élie Chouraqui (éditions Kero) – 15 mai 2019

Quelle vie !

Lettre après lettre, Élie Chouraqui raconte son histoire comme un roman avec une liberté de parole et de ton décapante.
Le récit sans langue de bois d’un parcours artistique couronné de succès envers et contre presque tout.
Aucune bonne fée ne s’est en effet penchée sur le berceau de ce fils d’une modeste famille juive revenue d’Algérie. Rien ne le prédestinait à devenir athlète de haut niveau, scénariste, réalisateur de cinéma, auteur, metteur en scène de comédie musicale, sinon l’amour d’une mère adorée et trop tôt disparue et une audace faite de mille angoisses.
Avec une extrême sensibilité qui éclaire aussi son talent et ses succès à l’écran ou à la scène, Élie Chouraqui ne dissimule rien de ses désarrois intimes, de ses passions et de ses colères.
Cette mise à nue, écrite dans un style à la fois séduisant et très original, une plume d’écrivain, est souvent bouleversante et fait tomber le masque d’un homme qui, jusqu’alors, s’est protégé par l’humour. Rien ne l’a épargné, un accident de jeunesse qui déforme son visage, la mort trop précoce de sa mère, le regard jamais indulgent de la critique ! Mais sa vie est aussi faite de rencontres exceptionnelles. Ce sont plus de quarante années qui défilent ainsi sous nos yeux étonnés par cette énergie, ce goût des autres, cette recherche du bonheur, cette part de tragique, cette nécessité de créer, ce refus du renoncement…

Parution le 15 mai 2019

« Guan-gong dit oui » de Charlotte Pollet (L’Asiathèque) – 27 février 2019

Les maths, c’est du chinois !
Et les maths en chinois, alors qu’est-ce que c’est ?

Guan-gong dit oui est un récit plein d’humour et d’autodérision. Il retrace le parcours original d’une jeune femme brillante qui met toute son opiniâtreté à venir à bout d’une équation personnelle à plusieurs inconnues, et en chinois de surcroît.

« La seule véritable aventure, c’est de tout laisser. Un aller sans retour et sans savoir où l’on va. Lâcher prise, se laisser porter, abandonner toute détermination, et le plus difficile, s’y complaire. Déposer les armes devant l’angoisse des lendemains, comme un ultime combat contre soi-même. Voilà, c’est ça, vaincre en déposant les armes. C’est dans cet état d’esprit que j’ai débarqué à Taiwan avec l’idée saugrenue de faire des mathématiques en chinois. »

Charlotte Pollet

Parution le 6 février 2019

« Funérailles molles » de Fang Fang (l’Asiathèque) – 13 février 2019

Autour des drames qui ont marqué la Réforme agraire chinoise : une puissante oeuvre littéraire qui traite de la mémoire et de l’oubli.

Au de?but des anne?es 1950, lors de la Re?forme agraire, une famille de proprie?taires terriens se suicide pour e?chapper aux se?ances d’accusation publique, dites « se?ances de lutte », qui l’attendent. Les corps sont enterre?s sans linceuls ni cercueils dans des fosses creuse?es a? la va-vite. La jeune Daiyun est de?signe?e pour les combler, traumatisme — parmi d’autres — qui lui fera occulter le passe?.

Le roman Fune?railles molles aborde le sujet sensible et de?rangeant de la Re?forme agraire. Ayant pre?ce?de? d’une dizaine d’anne?es la Re?volution culturelle, c’est l’un des e?pisodes les plus meurtriers de l’histoire re?cente du pays, tre?s peu traite? dans la litte?rature chinoise en raison des tabous qui lui sont attache?s. Inspire? d’une histoire vraie, le re?cit part d’allusions voile?es aux e?ve?nements douloureux qu’a ve?cus une jeune femme et qu’elle a occulte?s sa vie durant car le souvenir en e?tait insupportable. Devenue a?ge?e, elle voit soudain le passe? resurgir violemment et, le choc ayant provoque? chez elle un e?tat d’apparente prostration, revit inte?rieurement a? l’envers, e?tape par e?tape, les drames disparus de sa me?moire tandis que son fils s’e?vertue a? les reconstituer — jusqu’au moment ou? il y renonce, l’oubli lui semblant pre?fe?rable.

Ce roman apparai?t a? la fois comme un document exceptionnel et comme une œuvre litte?raire majeure. Aussi inte?ressant par le fond que par la forme, il de?passe le cadre de la Re?forme agraire chinoise pour livrer une re?flexion universelle et toujours actuelle sur la tentation de l’oubli et le devoir de me?moire dans un contexte ou? la ve?rite? historique se re?ve?le insaisissable. Son importance a e?te? souligne?e par un article de Brice Pedroletti dans le Monde (26 aou?t 2017).

Parution le 13 février 2019

Alain Finkielkraut, lauréat du Prix littéraire François Sommer 2019

ALAIN FINKIELKRAUT
LAURÉAT DU PRIX LITTERAIRE FRANÇOIS SOMMER 2019
POUR DES ANIMAUX ET DES HOMMES

Le Prix littéraire François Sommer 2019 est attribué à Des animaux et des hommes, sous la direction d’Alain Finkielkraut, une co-édition Stock-France Culture.

L’explorateur Jean-Louis Étienne, président d’honneur du Jury, Xavier Patier, président du Jury, et l’ensemble de ses membres ont particulièrement apprécié cet opus.

« Cette année le jury du Prix littéraire François Sommer a exprimé sa préférence pour un livre atypique parce que collectif : Des animaux et des hommes. Le choix de cet ouvrage s’est imposé car le sujet traité — l’irruption de la cause animale sur la scène politique —, la méthode proposée — donner la parole à des opinions divergentes mais crédibles et capables de dialoguer —, et la hauteur des vues exprimées correspondaient exactement aux ambitions que poursuit depuis sa création la Fondation François Sommer. De plus, servi par une grande voix de notre pensée contemporaine, celle d’Alain Finkelkraut, Des animaux et des hommes a donné l’impression d’une contribution qui arrivait au bon moment et qu’il fallait saluer. Ce prix fera date pour nous. » a souligné Xavier Patier.

Les auteurs de renom interrogés dans Des animaux des hommes ** apportent un éclairage fécond aux questions parfois complexes soulevées par la cause animale et confèrent à cette publication une manière de référence pour tous ceux qui s’intéressent à la dimension philosophique des relations homme/nature.

Doté de 15 000 euros, le Prix littéraire François Sommer récompense un ouvrage (roman ou essai) qui explore d’une façon originale et sensible la question des relations de l’homme à la nature et ouvre des voies nouvelles pour penser les enjeux écologiques contemporains. La remise du Prix s’est déroulée vendredi 18 janvier, à 18h30, à la Fondation François Sommer à Paris, dans le cadre de la troisième édition du Salon du livre Lire la nature qui aura lieu ce week-end.

Vendredi 18 janvier 2019
Musée de la Chasse et de la Nature
62 rue des Archives
75003 Paris

« Lire la nature » – 19 et 20 janvier 2019

SALON DU LIVRE LIRE LA NATURE, LE RENDEZ-VOUS INCONTOURNABLE POUR PENSER LA QUESTION DE LA NATURE

RENDEZ-VOUS POUR LA 3e ÉDITION DE LIRE LA NATURE

La Fondation François Sommer donne rendez-vous aux Parisiens samedi 19 et dimanche 20 janvier pour la 3e édition du Salon Lire la Nature, en plein coeur de Paris. D’accès libre et gratuit ce Salon, premier du genre, est dédié aux relations entre l’homme et la nature et a pour objectif de permettre au grand public de rencontrer écrivains, spécialistes de l’environ- nement et grands explorateurs qui écrivent sur ces questions cruciales pour notre avenir et éclairent les débats actuels.

RENCONTRER SPÉCIALISTES ET ROMANCIERS

Gilles Clément, Adeline Dieudonné, Alain Finkelkraut, Anne-Marie Garat, Serge Joncour, Alexandre Lacroix, Baptiste Morizot, Michel Pastoureau, Emmanuelle Pouydebat, Daniel Picouly, Emmanuelle Pirotte, Jean Tholin, Francis Tabouret, Didier van Cauwelaert… et bien d’autres.

Plus de quarante auteurs seront présents tout le week-end pour débattre et répondre aux questions du public dans les salles du magnifique musée de la Chasse et de la Nature ainsi que dans les salons de la Fondation François Sommer. Films, débats, conférences pour les adultes ; ateliers, lectures contées, visites découvertes du musée pour les plus jeunes : une program- mation qui permettra toutes les explorations et découvertes. Les auteurs dédicaceront leurs ouvrages qui seront en vente dans deux librairies spécia- lisées dont l’une dédiée aux livres pour enfants.

LE PRIX LITTÉRAIRE FRANÇOIS SOMMER

Créé en 1980, par Jacqueline Sommer en mémoire de son mari, fervent défenseur des espèces et des espaces sauvages, ce prix est doté de 15000 euros. Il récompense un roman ou un essai inédit, paru en 2018, qui renouvelle la pensée sur les relations de l’homme et de la nature. Le nom du lauréat du prix littéraire François Sommer 2019 sera dévoilé à la veille du salon et celui-ci sera présent lors de ces journées. Le président d’honneur du Prix 2019 est Jean-Louis Etienne.

CETTE ANNÉE, UNE CAUSE : PRÉSERVER LES ABEILLES ET INSECTES POLLINISATEURS

La diversité et l’abondance des espèces d’insectes qui butinent les plantes à fleur diminuent. Ce déclin des insectes pollinisateurs est un constat mondial et de nombreux facteurs en sont responsables. Ce déclin est particulière- ment préoccupant car les pollinisateurs ont un rôle majeur pour la repro- duction des plantes sauvages et pour la production agricole. 35% de notre alimentation repose sur des plantes pollinisées par les insectes. Et vous, que faites-vous pour les pollinisateurs? À l’occasion du salon, les visiteurs seront appelés à participer financièrement à la sauvegarde de ces insectes. Des ani- mations autour des ruches et des dégustations de miel seront offertes au public.

  • Rencontres-dédicaces avec les auteurs et le lauréat du Prix François Sommer
  • Visite libre du musée
  • Librairies Jeunesse et Adultes
  • Animations pour les enfants et les familles
  • Espace de restauration convivial ouvert tout le week-end

Samedi 19 et dimanche 20 janvier 2019
Musée de la Chasse et de la Nature
62, rue des Archives
75003  Paris

2018-2019 : L’Asiathèque affirme son positionnement littéraire

2018-2019 : l’Asiathèque affirme son positionnement littéraire.

L’Asiathèque, dirigée par Philippe Thiollier, se place aujourd’hui comme l’un des principaux éditeurs français à proposer des ouvrages de littérature contemporaine d’Asie ou avec l’Asie comme terrain. Ce positionnement original et indépendant a pour but de faire découvrir des voix alternatives avec des traductions particulièrement soignées de romans et de nouvelles d’auteurs peu ou pas connus en France.

La collection « Taiwan fiction » en témoigne notamment avec des parutions régulières depuis 2015, et un titre à venir en novembre 2018, Encore plus loin que Pluton, de Huang Chong-kai, auteur que certains qualifient de Paul Auster du monde chinois.

La collection « Monde Indien » prend place dans le catalogue de l’Asiathèque avec la parution concomitante au mois d’octobre 2018 de Joothan, autobiographie d’un intouchable et de Salaam, deux traductions du hindi de deux livres majeurs de la littérature contemporaine de l’Inde, écrits par Omprakash Valmiki, un des auteurs les plus importants de ce pays. Un événement !

Le domaine indien sera complété en novembre 2018 par la parution de 80 mots de l’Inde, de Mira Kamdar, livre adapté de sa chronique dans le Courrier International.

La littérature contemporaine de Chine arrive également dans le catalogue de l’Asiathèque en février 2019 avec Funérailles molles, de Fang Fang. Une puissante oeuvre littéraire qui traite de la mémoire et de l’oubli, autour des drames qui ont marqué la réforme agraire chinoise. Un roman unique, sur des sujets rarement abordés, dont l’importance a été soulignée par la critique, notamment un article de Brice Pedroletti dans Le Monde.

Des écrivains francophones sont aussi publiés à l’Asiathèque avec des histoires témoignant d’un ailleurs géographique et culturel. Après Lettres d’Ogura, publié en 2017, et son regard impressionniste sur un petit hameau près de Kyoto, Hubert Delahaye nous emmène avec Histoires de mers (novembre 2018) vers des horizons lointains. Récits poignants, ou empreints d’une ironie amère, imprégnés de ses lectures et de ses voyages. Charlotte Pollet, avec Guang-gong dit oui ! (janvier 2019), récit autobiographique, nous entraîne dans l’aventure drolatique d’une prof de philo qui s’expatrie pour apprendre les mathématiques en chinois.

L’Asiathèque a rejoint en 2018 l’Union des éditeurs de voyage indépendants (UEVI, uevi.org).

« 80 mots de l’Inde » de Mira Kamdar (l’Asiathèque) – 14 novembre 2018

80 mots de l’Inde

L’Inde racontée par les mots de Mira Kamdar

Raconter l’Inde par les mots, dire leur histoire, leurs connotations, leur usage dans le quotidien et leur importance au regard des grands enjeux qu’affronte la société indienne contemporaine, mais aussi dire comment ces mots ont marqué l’auteure à différents moments de sa vie, voici ce que Mira Kamdar a fait dans la chronique « Le mot de l’Inde », publiée dans la revue Courrier International entre 2009 et 2014. Le livre 80 mots de l’Inde présente une sélection de ces mots, et en ajoute d’autres de telle sorte que le lecteur aborde en douceur et de façon significative la culture, la société, la spiritualité, la politique et le fabuleux monde naturel de l’Inde. Chaque mot donne lieu à une réflexion qui jette un trait de lumière sur une civilisation vieille de plusieurs millénaires et sur une république qui, tant bien que mal, fraye son chemin de pays émergent dans ce XXIème siècle si compliqué.

Par son père natif du Gujarat, Mira Kamdar a l’Inde dans le sang. Experte mondialement connue de ce pays, auquel elle a consacré plusieurs livres, dont Motiba’s Tattoos: A Granddaughter’s Journey from America into her Indian Family’s Past (Public A?airs, 2000 ; Plume, 2001), Planet India, l’ascension turbulente d’un géant démocratique (Actes Sud, 2008) et India in the 21st Century (Oxford University Press, 2018), elle fut membre du conseil éditorial du New York Times chargé de l’international (2013-2017). Parfaitement francophone, elle a aussi écrit une thèse sur Diderot, dirigée par Philippe Lacoue-Labarthe. Les langues, les tournures de phrases et la sédimentation de sens que les mots accumulent au ?l du temps l’ont toujours passionnée. Américaine de naissance, elle vit en France depuis 2010.

Extrait “ la victoire, la jeet en hindi, est un thème récurrent dans la politique indienne moderne. Le verbe jeetna veut dire gagner mais aussi prévaloir, réussir, triompher, voire dompter. C’est avec l’impératif jai que l’on appelle la victoire de ses voeux. Le terme est apparu vers 400 avant notre ère, lorsque le poète Valmiki, dans sa version de l’.pop.e du Ramayana, a fusionné le religieux et le politique dans la figure de la mère patrie sacrée. Petite fille, j’étais naturellement fascinée par les déesses hindoues. Tous les matins, à l’école maternelle, à Bombay, je chantais à tue-tête la fin de l’hymne national : « La victoire est arrivée ! La victoire, la victoire, la victoire est arrivée ! » Le slogan de tous les leaders indépendantistes était « Jai Hind ! » (« Victoire à l’Inde ! »). Ce fut notamment avec ces mots que Nehru conclut son émouvant discours après l’assassinat du Mahatma Gandhi. Mais, après plus de deux mille ans et alors que l’impératif jai a si bien servi les poètes et les politiciens, Narendra Modi, le ministre en chef de l’état du Gujarat de 2001 à 2014, qui incarne cette Inde des nationalistes hindous aussi libéraux et technocrates qu’antimusulmans et antichrétiens, a décidé de passer à autre chose. Son slogan, « Jeetega Gujarat ! » (« Le Gujarat gagnera ! »), met le verbe jeetna au futur, ce qui change tout. Car ce petit glissement grammatical de l’impératif au futur comporte un grand glissement sémantique : on passe de la fusion du sacré avec le profane au profane tout court. Modi, élu Premier ministre en 2014, savait très bien que, dans l’imaginaire de la classe moyenne indienne, celle qui constitue sa base ainsi que celle de son parti, le Bharatiya Janata Party (BJP, Parti du peuple indien), ce slogan évoquait les titres des émissions de télé-réalité du moment – Kaun Jeetega Bollywood Ka Ticket (« Qui gagnera une place à Bollywood ? ») et Biggest Loser Jeetega, où des personnes obèses essaient de perdre le plus de kilos possible. ”

Le 14 novembre 2018

Le Livre sur la Place, 40e édition – 7-8-9 septembre 2018

La 40ème édition du Livre sur la Place à Nancy : un cru exceptionnel

Le salon de la rentrée littéraire, avec plus de 600 auteurs présents et une centaine d’événements, fêtera sa 40ème édition du 7 au 9 septembre prochains sous la présidence exceptionnelle de l’Académie Goncourt

À année exceptionnelle, événement exceptionnel ! Nancy a proposé aux dix académiciens Goncourt, fidèles ambassadeurs du Salon depuis sa création, d’en être les présidents. Ils annonceront, sous la houlette de Bernard Pivot, pour la première fois à Nancy, les quinze lauréats en lice pour le Prix Goncourt, en ouverture de la manifestation le vendredi 7 septembre à la Mairie de Nancy.

L’édition 2018 réunira de nombreux auteurs français et étrangers : Salman Rushdie, Boris Cyrulnik, Alain Mabanckou, Delphine de Vigan, Jérôme Ferrari, Christophe Boltanski, Jean-Christophe Rufin, Dany Laferrière, Vénus Khoury-Ghata, Marie-Aude Murail, Emmanuelle Pirotte, Tobie Nathan, Jérôme Chantreau, Serge Joncour, Philippe Torreton, Laurent Seksik, Joann Sfar, RJ Ellory… 

Des débats, des grandes rencontres et des lectures rythmeront ces trois jours littéraires au cœur du somptueux patrimoine du XVIIIe siècle de Nancy, classé à l’Unesco : citons la lecture-spectacle de la comédienne Isild Le Besco ; l’écrivain espagnol Javier Cercas en dialogue avec Pierre Assouline et un duo prestigieux pour clore le Festival : Isabelle Adjani et Lambert Wilson.

Les festivités seront lancées dès le jeudi 6 septembre à l’Opéra National de Lorraine avec une lecture hommage à Jean d’Ormesson par Alice Taglioni.

Enfin, six prix littéraires seront décernés pendant le salon : le Goncourt de la Biographie Edmonde Charles-Roux, le Prix Livre et Droits de l’Homme, le Prix Stanislas, Le Prix des Libraires – Le Point, La Feuille d’Or de la ville de Nancy – Prix des Medias – France Bleu Lorraine – L’Est Républicain – France 3 Grand Est.

Créé en 2002 par André Rossinot, alors maire de Nancy, avec Simone Veil à ses côtés qui en fut la première présidente, le Prix Livre et Droits de l’Homme sera présidé cette année par le professeur Axel Kahn. Le lauréat sera annoncé le 19 juillet et le Prix sera remis officiellement lors du Livre sur la Place le vendredi 7 septembre.

Après Serge Joncour et Daniel Picouly, Leïla Slimani, prix Goncourt 2016, présidera cette année la troisième édition du Prix Stanislas Groupama Livre sur la Place qui récompense le meilleur roman de la rentrée. Le jury se réunira jeudi 28 juin 2018 à Nancy afin d’établir sa sélection de dix romans et annoncera le nom du lauréat fin août.

Plus d’informations sur lelivresurlaplace.fr

7, 8 et 9 septembre 2018
Place de la carrière, Nancy

« Génération Internet » de Jean M. Twenge (Éditions Mardaga) – 20 septembre 2018

Génération Internet

Comment les écrans rendent nos ados immatures et déprimés

JEAN M. TWENGE

Née à partir de 1995, la Génération Internet a grandi avec un téléphone portable au creux de la main, avait un compte Instagram avant d’entrer au lycée et ne se souvient pas de l’époque précédent Internet.

Ouvrir le débat

À travers de nombreuses thématiques, Jean M. Twenge, psycho­logue américaine de renom, s’interroge sur l’omniprésence des smartphones dans la vie des adolescents et sur les risques d’une surexposition aux écrans. Elle s’attache aussi à démontrer le lien entre les écrans et l’instabilité mentale grandissante observée chez ces jeunes, sans toutefois tomber dans la diabolisation.

Une enquête sociologique

Pour construire son analyse, l’auteure s’est basée sur des don­nées scientifiques et statistiques issues d’études menées sur plus de 11 millions d’adolescents. Dans Génération Internet, elle dresse le portrait de cette génération, décrypte ses attitudes et comportements et offre des éléments de réponse aux questions que parents, professeurs et employeurs se posent.

Jean M. Twenge est docteure et professeure en psychologie à l’uni­versité de San Diego, aux États-Unis. publications scientifiques citées par de nombreux médias à travers le monde, dont le New York Times, Newsweek ou encore le Washing­ton Post.

Vincent de Coorebyter, auteur de la préface, est président du Centre de recherche et d’information socio-politique (CRISP) et professeur à l’Université libre de Bruxelles (ULB) où il occupe la chaire de philosophie sociale.

Serge Tisseron, auteur de la post­face, est docteur en psychologie, psychiatre, psychanalyste et cher­cheur à l’université Paris VII Denis Diderot. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et est à l’origine du projet d’éducation numérique 3-6-9-12.

Le 20 septembre 2018